Qui peut résister à cette tarte au chocolat twistée par des mandarines bien juteuses ?

Qui peut résister à cette tarte au chocolat twistée par des mandarines bien juteuses ?

Il est des alliances en pâtisserie qui relèvent de l’évidence, des mariages de saveurs si parfaits qu’ils semblent avoir toujours existé. L’union du chocolat profond et de l’agrume pétillant en fait partie. Aujourd’hui, nous délaissons la traditionnelle orange pour nous tourner vers sa petite sœur plus douce et subtile : la mandarine. Imaginez une pâte sablée, friable et beurrée à souhait, accueillant en son sein une ganache au chocolat noir, intense et fondante. Sur ce lit cacaoté, des quartiers de mandarines juteux viennent poser une note de fraîcheur acidulée, réveillant le palais et bousculant les certitudes.

Cette recette n’est pas simplement un dessert ; c’est une exploration sensorielle. C’est le souvenir des goûters d’hiver, la chaleur d’un chocolat réconfortant et la vivacité d’un fruit gorgé de soleil. Nous allons vous guider, pas à pas, pour réaliser cette merveille qui, nous vous le promettons, fera bien plus que satisfaire une envie de sucre. Elle créera un moment. Alors, retroussez vos manches, laissez-vous porter par les arômes et préparez-vous à succomber à cette tarte chocolat-mandarine qui a tout d’un classique instantané.

35 minutes

25 minutes

moyen

€€

Ingrédients

personnes +

Ustensiles

Préparation

Étape 1

Commençons par le commencement, le socle de notre gourmandise : la pâte sablée. Dans la cuve de votre robot pâtissier muni de la feuille, ou dans un grand saladier si vous opérez à la main, versez la farine, le sucre glace, la poudre d’amandes et la pincée de sel. Ajoutez le beurre bien froid coupé en petits dés. Lancez le robot à vitesse lente ou, avec le bout de vos doigts, mélangez les ingrédients jusqu’à obtenir une texture qui rappelle le sable fin. C’est ce que l’on appelle le sablage, c’est-à-dire l’action d’enrober chaque grain de farine de matière grasse, ce qui garantira le friable de la pâte. Incorporez ensuite le jaune d’œuf et mélangez juste assez pour que la pâte commence à s’amalgamer. Ne travaillez pas trop la pâte ! Versez-la sur votre plan de travail et frasez-la une ou deux fois. Le fraisage consiste à écraser la pâte avec la paume de la main pour la rendre bien homogène sans lui donner d’élasticité. Formez une boule aplatie, filmez-la au contact et placez-la au réfrigérateur pour au moins une heure. Le repos est crucial pour qu’elle se détende.

Étape 2

Une fois votre pâte bien reposée et froide, il est temps de lui donner sa forme. Préchauffez votre four à 170°C (thermostat 5-6). Farinez légèrement votre plan de travail et étalez la pâte à l’aide d’un rouleau sur une épaisseur d’environ 3 millimètres. Soyez délicat. Déposez votre cercle à tarte sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. Enroulez délicatement la pâte sur votre rouleau pour la transporter et déposez-la sur le cercle. C’est l’étape du fonçage : il s’agit de garnir le fond et les bords du moule avec la pâte. Avec vos doigts, faites bien adhérer la pâte aux parois du cercle, en formant un bel angle droit à la base. Coupez l’excédent de pâte en passant le rouleau sur le dessus du cercle. Piquez le fond de la pâte avec une fourchette pour éviter qu’elle ne gonfle et enfournez pour une cuisson à blanc, c’est-à-dire une cuisson sans garniture, pendant environ 20 à 25 minutes. Le fond de tarte doit être joliment doré et sonner creux. Laissez-le refroidir complètement sur une grille.

Étape 3

Pendant que le fond de tarte refroidit, préparons le cœur fondant de notre dessert : la ganache au chocolat. Hachez finement le chocolat noir et placez-le dans un saladier résistant à la chaleur. Dans une casserole, portez la crème liquide à frémissement. Attention, elle ne doit pas bouillir ! Versez environ un tiers de la crème chaude sur le chocolat haché. Attendez une minute, puis, à l’aide d’une spatule maryse, commencez à mélanger en partant du centre pour créer un noyau élastique et brillant. C’est le début de l’émulsion, le mariage parfait entre la phase aqueuse de la crème et la matière grasse du chocolat. Incorporez le deuxième tiers de crème en continuant de mélanger de la même manière, puis terminez avec le reste de crème. Votre ganache doit être lisse et soyeuse. Incorporez alors le beurre coupé en petits morceaux. Il apportera un supplément de brillance et d’onctuosité. Laissez la ganache tiédir jusqu’à environ 35-40°C. Si vous n’avez pas de thermomètre, elle doit être à peine chaude au toucher.

Étape 4

Le moment de l’assemblage est arrivé, la touche finale de notre œuvre. Égouttez soigneusement les quartiers de mandarines et déposez-les sur du papier absorbant pour retirer un maximum d’humidité. Prenez votre fond de tarte, désormais complètement froid. Versez délicatement la ganache tiède à l’intérieur, jusqu’à ras bord. Lissez la surface avec le dos d’une cuillère ou en tapotant doucement la plaque. Disposez ensuite harmonieusement les quartiers de mandarines sur le dessus de la ganache. Vous pouvez créer une rosace, des lignes ou les placer de manière plus aléatoire pour un effet naturel. Laissez libre cours à votre âme d’artiste ! Placez la tarte au réfrigérateur pour au moins 3 heures, le temps que la ganache prenne et se raffermisse. La patience est la clé d’une découpe nette et d’une dégustation parfaite.

La Rédaction

Mon astuce de chef

Pour garantir un fond de tarte qui restera croustillant même après plusieurs heures, je vous confie une astuce de professionnel : le chablonnage. Une fois votre fond de tarte cuit et refroidi, faites fondre une petite quantité de chocolat noir. À l’aide d’un pinceau de cuisine, badigeonnez une très fine couche de ce chocolat sur toute la surface intérieure de la tarte. Laissez cristalliser au réfrigérateur quelques minutes. Cette fine pellicule de chocolat va créer une barrière imperméable entre la pâte et la ganache, préservant ainsi tout son croquant. C’est un petit geste qui change tout !

Un accord parfait pour une pause douceur

Pour accompagner la richesse du chocolat et la fraîcheur de la mandarine, rien de tel qu’une boisson chaude qui vient souligner les arômes sans les masquer. Oubliez le café, trop puissant. Orientez-vous plutôt vers un thé noir Earl Grey de qualité. Ses notes subtiles de bergamote, un autre agrume, entreront en résonance parfaite avec la mandarine, tandis que la légère amertume du thé équilibrera la rondeur du chocolat. Servi nature et bien chaud, il nettoiera le palais entre chaque bouchée, rendant la suivante encore plus délectable.

L’histoire de la ganache est aussi savoureuse que sa texture. La légende raconte qu’elle serait née d’une maladresse à la fin du XIXe siècle. Un jeune apprenti pâtissier aurait accidentellement versé de la crème bouillante dans un récipient rempli de chocolat. Son maître, furieux, l’aurait traité de « ganache », un terme argotique signifiant « imbécile ». Loin de jeter la préparation, le chef aurait eu la curiosité de la mélanger et aurait découvert une texture incroyablement lisse et onctueuse. Le nom, lui, serait resté. Quant à l’association chocolat-agrume, elle est un pilier de la pâtisserie, jouant sur le contraste entre l’amertume réconfortante du cacao et l’acidité vive et parfumée des agrumes, un équilibre des forces qui ravit les papilles depuis des générations.

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